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Samedi soir, nous avons mangé dans un restaurant qui est à peu près l’exact opposé de celui de la veille (Giuliani ristorante, donc je parle dans mon article de la semaine passée), le Casale à Saint-Christophe. Il s’agit d’un hôtel-restaurant qui existe depuis longtemps, et qui était très couru dans les années 80/90. Nous y avions été à cette époque, et je me souviens d’une salle bondée, d’un personnel nombreux et empressé, et d’une nourriture typiquement locale, délicieuse et abondante. De ce temps-là ne reste que la chose la plus importante : on y mange toujours très bien. Mais c’est, inexplicablement, toujours presque vide, et le décor est fané – tant pis, la gentillesse de l’accueil (assuré par le patron seul en salle maintenant) et la qualité de la table sont là et me suffisent. Nous avons pris l’assortiment d’entrées : salade de roquette au fromage frais, salade russe au thon, fromage frais assaisonné, diverses charcuteries locales, carne salà, crostini de lard blanc d’Arnad accompagnés de marrons au miel, flan d’épinards à la sauce aux poivrons, bref un festin en soi. Nous avons ensuite tout juste pu profiter d’excellentes mezze penne au safran et au speck, nous n’avions plus de place pour un plat après. Avec une bouteille de Müller-Thurgau blanc de la Cave des Onze Communes, de l’eau et du café, nous en avons eu pour la royale somme de 65 euros pour nous deux – une misère eu égard à la qualité et aux quantités servies.

Dimanche à midi, nous avons testé un charmant bistrot au centre-ville d’Aoste, Sur la Place. En entrée, j’ai pris un trio d’anchois (beurre / sauce barbecue / sauce verte), et en plat, des côtelettes d’agneau grillées aux olives et à la réduction de vinaigre balsamique, accompagnées de petits légumes croquants. C’était simple et bon, et très gentiment servi.

Avant de reprendre la route, nous nous sommes arrêtés faire des courses, ce qui m’a permis d’improviser les repas de la semaine.

Dimanche soir, j’ai servi un carpaccio de thon sauce gingembre, citron vert, sauce soja et huile d’olive, et des épinards cuits (mais froids) assaisonnés au vinaigre balsamique, huile d’olive et échalotes lyophilisées.

Lundi soir, j’ai réchauffé des arancini (acheté dans un bar sicilien à Aoste), et les ai escortés de salade de céleri-branche et de fleurs de courgettes farcies au chèvre frais.

Mardi soir, j’ai assaisonné un carpaccio de poulpe avec une sauce citron vert, ail et huile essentielle de bergamote, parsemé de petits cubes d’avocat, et l’ai accompagné d’une salade de pommes de terre aux oignons rouges et au pesto :

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Mercredi soir, j’ai vite poêlé des lanières de bœuf avec du vinaigre balsamique, et les ai flanquées d’un ragoût de borlotti frais et artichauts.

Jeudi soir, nous avons mangé à la Molisana. C’est une trattoria-pizzeria très classique, qui propose une bonne cuisine italienne saisonnière, j’aime bien y aller de temps à autre (d’autant plus qu’on peut y arriver assez tard, jusque vers 22h15/22h30). Nous nous sommes partagés une pizza blanche à la truffe… blanche, et une assiette dégustation avec une demi burrata, deux œufs au plat et un carpaccio de bœuf, le tout parsemé généreusement d’écailles de truffe blanche. Sur le moment je ne me suis pas rendue compte qu’on avait complètement zappé les verdures ! Mais c’était très bon.

Vendredi soir, j’ai fait un hachis Parmentier un peu particulier, puisque j’ai utilisé le reste de la viande du cuissot de chevreuil dont je parle ici (que j’avais hachée et congelée) et que j’ai surmonté la viande d’une première couche de purée de carottes, puis d’une deuxième couche de purée de pommes de terre. Excellent !

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