Restaurants à Londres

Voici les restaurants que nous avons visités pendant le weekend de Pâques 2017.

Amaya : un des fleurons de la cuisine moderniste indienne. L’endroit est beau, bruissant de vie et de monde, avec cuisine ouverte comme c’est la mode actuellement (une mode que j’aime bien, j’adore voir les cuisiniers travailler). La carte est organisée temporellement, des plats qui arrivent vite, des plats qui arrivent plus lentement, des plats qui arrivent encore plus lentement. Les plats sont des petites quantités à partager, on peut donc goûter beaucoup de choses. Et quelles merveilles ! Pêle-mêle, nous avons pris des coquilles saint-jacques aux herbes, du kebab de gibier, de l’ossobucco d’agneau, du tikka de canard au chutney de prunes, un naan, un roti, et j’en oublie !

Nous avons fini par un fantastique byriani d’artichauts farcis accompagné de raïta :

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Et nous avons arrosé le tout d’un surprenant vin, un “vin orange” allemand qui rappelle un peu les vins “typés” du Jura

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Maroush : nous avons découvert ensuite que Maroush est une chaîne de restaurants libanais dans tout Londres, avec des enseignes plus ou moins chères suivant l’offre et le quartier. Nous avons été un peu par hasard à celui de Beauchamp Street, près du Victoria and Albert Museum. Nous avons pris le “Business Lunch Platter”, très classique, très généreux et très bon, avec une assiette de mezzes et une assiette de shawarma (puis un petit dessert de fruits et mini-pâtisseries offert)

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Dabbous : de la cuisine fusion incroyablement fine et savoureuse, faussement simple. L’ambiance est très moderne, avec les luminaires-ampoules sombres qui font fureur actuellement à Londres aussi bien qu’à New York et une musique un peu trop présente mais supportable. Pas de carte, mais le choix entre deux menus (en tout cas le soir) : le menu dégustation en sept plats, et le Set Dinner (“dîner fixe”) en cinq plats, que nous avons choisi. Il était composé de :

Oignons grelots avec pistaches, feuille de marguerite, citron vert et caillé de brebis (ce dernier étant caché sous le reste)

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Bouillon de lotte, moules et pommes de terre (une revisitation très réussie du clam chowder)

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Agneau de printemps grillé avec asperges vertes, cerfeuil et grains d’angélique toastées

Beignet à la crème de fleur d’oranger

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Marcus : comment cette adresse ne se retrouve pas dans la fameuse liste des “50 meilleurs restaurants du monde” alors que Dinner by Heston Blumenthal y est, mystère et boule de gomme (bon, en même temps, l’Arpège à Paris, qui est certainement le restaurant qui m’a le plus déçue, y est…). Marcus, c’est la perfection en tous points : une ambiance pas guindée mais quand même assez chic, un service discret et attentif, pas guindé lui non plus (et, comme souvent dans les restaurants à Londres, assurée par une équipe presqu’entièrement française – les Normands sont de retour !), des lumières douces mais pas trop sombres, et bien sûr une cuisine fantastique. Nous avons choisi le menu Taste of Spring (“goût de printemps”) en 5 plats.

Peau et foie de poulet, jaune d’oeuf fumé, noix (un parfait accord de goûts, avec les textures contrastées de la peau de poulet et des noix d’une part, du foie et de l’oeuf d’autre part)

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Oignon rouge, truffe, fromage Winchester, ail sauvage

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Poitrine de porc, carotte de printemps, rose, grattons

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Agneau Herdwick, caillé, olive de Nocellara, broccolis, amandes

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Caramel, cacahuète, nougat au chocolat au lait

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Nous avons pris l’accord mets-vins proposé, et les choix étaient très intéressants et judicieux.

Coya : une petite merveille de cuisine péruvienne moderne. Nous avons y avons mangé le samedi à midi, ce qui veut dire que nous avons profité du brunch, qui, pour un prix plus que raisonnable (36£ ou 46£, suivant le plat principal choisi), nous a submergé sous un déluge de plats délicieux :

  • Edamame sauce piment
  • Ceviche / Tiradito (tiradito de bar, ceviche mixte, tiradito de sériole)

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  • Chicharrón (pulled pork, piment fumé, sauce criollo)

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  • Salade de quinoa au tamarin et à la grenade
  • Brochettes de poulet
  • Calamars frits
  • Maïs grillé au citron vert et beurre au piment
  • Brocoli-branche au beurre au piment et à l’ail

En plat, j’ai pris le poulet grillé à l’aïoli de coriandre (qui faisait partie des plats “premier prix”, il était exquis mais j’ai dû en laisser une partie, trop c’est trop !)

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Et pour nous achever, un petit trio de desserts : brownie, chicha morada (boisson au maïs bleu) avec cerise et biscuit, bavarois de fruit de la passion et noix de coco

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Le tout arrosé de “bottomless Pisco Sour”… autant vous dire que la visite de musée prévue l’après-midi s’est transformée en douce sieste à l’hôtel !

The Gaucho City : nous cherchions un endroit où manger très tard le soir (vers 22h30, après la merveilleuse pièce Don Juan in Soho avec le non moins merveilleux David Tennant), nous sommes tombés dans ce restaurant à grillades argentin posh (avec un beau décor noir ponctué de lumières brillantes, dans un immense caveau), et ma foi, c’est de la grillade très classique mais très bien faite. Etant donné la taille des morceaux de viande, nous nous sommes passés d’entrée et avons partagé un dessert. J’ai choisi l’ancho (entrecôte) de bœuf, que j’ai accompagné d’épinards (délicieux, c’est à relever), et nous avons donc ensuite partagé un décadent cheesecake à la confiture de lait.

Yori : trouver un endroit où bien manger à midi, léger, rapide et bon marché, près de cet enfer touristique qu’est Piccadilly Circus, c’était le défi auquel j’étais confrontée. Je suis très contente de ma trouvaille, un petit restau coréen vraiment bon. Mon bibimpap de bœuf cru était juste parfait

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The Painted Heron : il s’agit là, comme Amaya (mais dans un tout autre style) d’une restaurant moderniste indien. Il est moins hype, légèrement excentré, mais il vaut largement le déplacement. En entrée, nous avons partagé

Crabe mou frit

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Filets de pigeon grillés au dal noir

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Puis Tikka de pintade au curry korma et noix de cajou et Bhindi Bhaji (okra et oignons rouges)

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Sanglier aux épices karahi

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Riz au citron

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Et nous n’avons pas résisté à un naan au fromage et un naan à l’ail

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Après tout cela, il était exclu de prendre un dessert.

The Rex Whistler Restaurant at Tate Britain : c’est le restaurant de la Tate Britain (à visiter pour, entre autres, sa splendide Galerie Turner), qui propose une cuisine anglaise moderne (que personnellement j’appellerais plutôt cuisine fusion, je dois dire). Nous y avons très agréablement mangé avant d’aller voir l’exposition Hockney. J’ai pris :

“Hockney Peppers” (jalapeño grillé, cream cheese, avocat, salsa de tomates, nachos)

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puis filet de merlu rôti, courgettes, tomate, estragon, sauce aux écrevisses

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et enfin une tarte tatin à la banane, glace au beurre de cacahuète, chocolat noir.