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Samedi soir, nous avions des amis à la maison. En entrée, j’ai servi des rouleaux de poivrons au thon et à la feta et une salade de mâche. En plat, un cocido espagnol (sorte de potée aux pois chiches et au chorizo) escorté, pour les amateurs, de tripes en cocotte. Je dois dire que les tripes étaient particulièrement réussies, fondantes et savoureuses, je retiens la recette. Comme dessert, j’ai fait du kabak tatlisi, un dessert turc à base de courge pour lequel j’ai utilisé du potimarron. J’ai beaucoup aimé ce dessert, imaginez-vous des marrons glacés mais avec, à la place des marrons, des cubes de courge (j’y avais ajouté de la cardamome). Avec l’entrée, nous avons bu un Château Maucaillou 1970 (toujours cette fameuse vente aux enchères, les vins sont d’une qualité étonnante, sur sept bouteilles ouvertes, une seule non consommable) :

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Et avec le plat, un Château de Lamarque 1967 :

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Dimanche soir, nous avons fait un repas étonnant et délicieux au Café Bellagio. Pourquoi étonnant ? Parce que nous étions les seuls clients, dans le bar adjacent au restaurant, le restaurant lui-même étant fermé mais proposant sa carte au bar, et que nous nous sommes posés quelques questions au début. Mais très vite, nous avons pu constater qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, les maîtres d’hôtel en ont profité pour nous chouchouter et la cuisine s’est révélée extraordinaire. J’ai commencé par un “Carpaccio de cerf, billes de courge, éclats de grenade, oignons roses & copeaux de vieux pecorino” impressionnant – viande tendre coupée pas trop fin, très goûteuse et superbement assaisonnée. Puis nous nous sommes partagés (car il s’agit d’un plat pour deux) une “Selle de chevreuil flambé au gin sauce Grand Veneur & cinq garnitures” (poire au vin, chou rouge, spätzlis, marrons, choux de Bruxelles) encore plus impressionnante – viande parfaite, sauce d’anthologie (une vraie sauce classique de chasse, superbement exécutée), et chaque assaisonnement était excellent, avec une mention spéciale pour la poire. Bref, une vraie découverte, comme on en fait rarement, et nous y reviendrons !

Lundi soir, j’ai fait un excellent et roboratif poulet aux champignons et au vacherin Mont-d’Or, accompagné de pommes de terre au four.

Mardi soir, j’ai servi de la saucisse à rôtir au paprika, avec des légumes rôtis au romarin (un mélange de betteraves, poireau, chou-fleur, courge, pommes de terre et carottes)

Mercredi soir, j’ai fait des mini-pilons de poulet laqués au goût fumé (résultat obtenu en les laquant avec un mélange de sauce barbecue et de liquid smoke), que j’ai malheureusement laissés un peu trop longtemps au four (ils étaient un peu secs du coup) et une salade verte.

Jeudi soir, j’ai mitonné un hachis Parmentier au céleri (la recette est simple : remplacer la purée de pommes de terre par un mélange moitié-moitié de purée de céleri et de purée de pommes de terre).

Vendredi soir, nous rentrions d’Olten où nous avions été chercher une voiture, et nous avons fait un excellent repas au restaurant Anatolia à Morat. Je regrette toujours que les seuls restaurants turcs que l’on trouve à Lausanne et environs soient des kebabs, la cuisine turque étant loin de se réduire à si peu. Nous avons été très gentiment accueillis dans un local très joliment décoré (avec en particulier des dizaines de lampes de verre coloré au plafond et sur les tables – toutes étant à vendre – ce qui donne une atmosphère très agréable), et nous avons très bien mangé, en partageant tout d’abord un assortiment de mezzes (yaourt au concombre, caviar d’aubergines, feuilles de vigne farcies, salade de poivrons pimentée), puis j’ai pris un Güveç (ragoût d’agneau et de légumes gratinés au four, dans une petite marmite en terre, servi avec du riz) délicieux :

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Non, la portion n’est pas petite, la marmite encore bien pleine est hors champ…

J’ai fini par quelque chose que j’adore mais que je trouve rarement, un café turc. Service parfait, jolie carte de vins turcs (la Turquie est un bon producteur de vins, injustement méconnu), dommage que Morat soit à une heure de route de Lausanne !

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