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Ces dernières semaines ont été bien chargées, avec entre autres le week-end du Jeûne Fédéral à Lyon avec des amis, et une semaine de vacances (splendides) en Sicile. Deux beaux endroits, deux endroits gastronomiquement fantastiques. J’ai décidé de vous livrer un article qui ne parle que de ces vacances, et des restaurants que nous avons découvert (en écrémant – je ne vous présente que les bonnes trouvailles).

Tout d’abord, Lyon. Quelques photos…

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Et puis quelques repas !

Café du Jura : un vrai bouchon, bonne franquette, bon accueil, bonne cuisine bien roborative. Ennemis des entrailles et cartilages, passez votre chemin ! Enfin, pas tout à fait, il vous reste toujours quelques plats moins “canaille”, comme on dit. Nous nous sommes régalés de salade de pieds de veau (crunch, crunch, miam miam !), de gâteau de foies de volaille, de tablier de sapeur, bref, que des bonnes choses, arrosées de surcroît d’un excellent Brouilly.

Les 24 Colonnes : entre le bouchon et le bistrot modernisé, un endroit fort sympathique où le patron vous récite avec entrain une impressionnante litanie de bons plats (avec mention du fournisseur, s’il vous plaît !), mais diable, que choisir ?! Il était midi, nous nous sommes résignés à ne prendre qu’un plat, histoire de pouvoir nous balader tranquillement après sans traîner le ventre au sol, mais la prochaine fois que je vais à Lyon, je réserve un soir ! Mon andouillette à la Beaujolaise était délectable, ce serait dommage d’en rester là…  Joli choix de vins, y compris au verre.

Restaurant Vatel : il s’agit là du restaurant d’application de l’école hôtelière “Institut Vatel”, le service est parfois un peu empoté (ben oui, les pauvres, ils débutent…) mais toujours charmant (et bien supervisé), et on y mange une belle cuisine classique française à prix très doux, dans un décor très “cuisine bourgeoise années 80”. Nous avons pris un menu, avec entre autres une entrée de coquilles Saint-Jacques peut-être un peu trop éclectique dans ses garnitures (aubergines, et je ne sais plus trop quoi d’autre), mais cuites juste bien, nacrées, délicieuses. Et les desserts ! Les desserts ! J’ai beau être plus salé que sucré, même moi, je craque ! Regardez par vous-mêmes…

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Le Comptoir des Canuts : un endroit sympa, un patron sympa, une cuisine sympa ! Du lyonnais bien fait, pas cher, et servi avec le sourire ! Je me suis régalée d’une belle salade lyonnaise bien fraîche et bien garnie, et les autres convives ne se plaignaient pas non plus.

Grand Café des Négociants : un endroit splendide, surtout pour une amoureuse d’Art Nouveau comme moi

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Service aimable de grande brasserie, bonne cuisine pas donnée – on paie le nom et le décor – mais je ne me plains pas. Le tartare de saumon était excellent.

Chez Georges : mon coup de cœur absolu ! C’est petit, on est tout cougnés (comme on dit par chez nous), les patrons ont le rire aux lèvres et l’œil pétillant, et on y mange une vraie cuisine de bouchon qui m’a enchantée. J’y ai mangé de savoureux harengs pommes à l’huile (un de mes péchés mignons), et des ris de veau d’enfer.

Un petit saut en avant dans le temps, et nous voici en Sicile ! Nous avons été à Syracuse

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Noto

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Marzamemi, au bord d’une mer de rêve

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Agrigente

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Caltagirona

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Piazza Armerina (pour voir la fabuleuse Villa romaine du Casale juste à côté)

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Cefalù

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Taormina

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La cuisine sicilienne est une des grandes cuisines de la botte, mais en matière de restaurants, il faut avoir le coup d’œil, il y a malheureusement beaucoup de trappes à touristes. Mais avec un bon guide et un bon nez, on peut vraiment très bien manger.

Le Colibri (Syracuse) : totalement hors des circuits touristiques, hors de l’île d’Ortygie, mais très agréablement placé à quelques minutes de voiture du site archéologique de Neapolis, dans un quartier résidentiel. Une belle découverte ! C’est un restaurant à poissons et à fruits de mer, fréquenté par les locaux en grande majorité, et on y mange vraiment très bien. L’antipasto de fruits de mer était aussi beau que bon

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Et les trofie aux crevettes et courgettes que j’ai mangées ensuite étaient à se lécher les babines. Prix plus que raisonnables, et accueil adorable.

Kalos (Agrigente) : là, on est dans la catégorie “gastro”. Les prix vont avec, mais restent très honnêtes. L’assortiment de poissons et fruits de mer cru que j’ai pris en entrée (crudità di mare), fantastique me fait encore fantasmer… Décor raffiné, avec un seul bémol : des lumières terriblement froides.

L’Opera (Agrigente) : en pleine zone touristique, un restaurant sans prétention, qui offre des jolis plateaux d’entrée (charcuteries, fromages, etc.), des belles pâtes, des viandes et poissons simples, mais tout ça est bien fait, les portions sont impressionnantes et le service est pro et gentil. Leur terrasse avec vue sur la Vallée des Temples est vraiment sympa.

Expanificio (Agrigente) : une osteria italienne de bonne facture, juste en dehors de la zone touristique. Leur carpaccio de bœuf était vraiment bon, les pâtes au pesto sicilien et poutargue aussi, et leur steak de Wagyu était tout sauf du Wagyu, mais excellent.

Sale e Pepe (Caltanissetta) : nous avons atterri à Caltanissetta à l’heure du repas de midi, en route vers Cefalù, et quand j’ai vu l’entrée du restaurant, j’ai dit “on va là !”. C’est l’exemple parfait de la belle trattoria cossue de province, et je savais qu’on ne pouvait que bien y manger. La surprise, c’est qu’ils servent une cuisine très moderne, une sorte de cuisine de terroir destructurée assez impressionnante ! Leur entrée de thon, avec le meilleur thon cru que j’aie goûté depuis longtemps (coupé en “feuilles”), ainsi que du thon snacké au sésame et des petites bouchées de je ne sais plus quoi d’autre, toujours au thon, témoignait d’une maestria saisissante.

Non Solo Vino (Caltagirona) : un bistrot d’habitués, tenu par un monsieur d’une extrême gentillesse. Buffet d’antipasti sympas (avec divers légumes grillés et/ou frits, dont des broccoletti délicieux, des charcuteries, bref, plein de choses agréables), puis des bons spaghetti alle vongole, bref, de la bonne cuisine italienne classique, à prix contenus.

Cortile Pepe (Cefalù) : un petit panneau au coin d’une rue m’a intriguée, j’ai regardé, ça m’a plu, et… j’ai eu raison. Il s’agit là d’un restaurant chic (et pas bon marché, d’ailleurs), on y mange une cuisine sicilienne rénovée de manière très réussie.

Il Nettuno (Taormina) : ce fut le dernier repas du voyage, et certainement le plus cher. Taormina est la plus touristique de villes que nous ayons visitées (et ce n’est pas peu dire), et la plupart des restaurants ne font pas vraiment envie. Mais en grimpant les escaliers extérieurs juste à côté de notre hôtel, j’ai vu cette jolie véranda, et mon nez a frétillé (si si !). Nous avons donc terminé “en majesté”. J’ai un souvenir ému de mon plat de filet de porc noir aux herbes (accompagné d’un petit flan de fenouil, slurp).

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