Samedi soir, nous avons mangé au Café des Tramways, qui est un restaurant qui existe de longue date mais qui a été repris récemment par deux anciens du Lausanne Palace, qui ont décidé d’en faire une brasserie un peu canaille, à la française. C’est très réussi (malgré un cadre un peu ingrat datant de l’époque où c’était une pizzeria sans grand intérêt, mais je pense qu’il est intelligent de leur part de ne pas se lancer dans des travaux pharaoniques tant que l’affaire ne tourne pas à plein régime, c’est un piège classique dans lequel beaucoup trop de restaurateurs tombent). Accueil et service très sympa, repas excellent. J’ai particulièrement apprécié les filets de rouget sauce vierge en plat, mais mon entrée de gambas grilles et tsatziki était très bonne aussi. Point positif exceptionnel : nous étions deux à n’avoir pas très très faim mais quand même envie d’une entrée avant le plat, nous avons décidé d’en partager une et l’avons dit au serveur, elle nous a été apportée déjà partagée, sur deux assiettes – la classe absolue (surtout sachant que nous bénéficiions d’une réduction de 50% sur les plats grâce à La Fourchette) !

Dimanche midi, nous avons fait un grand repas d’anniversaire à 9 personnes. En entrée, j’ai servi des rouleaux d’aubergine au jambon cru, à la mozzarella et au basilic, ainsi qu’une salade de pastèque au Gorgonzola et au basilic. En plat, un beau gigot boulangère (c’est-à-dire cuit au four sur lit de pommes de terre, nouvelles en l’occurrence), et une salade verte. En dessert, une belle tarte aux abricots apportée par une convive et une Rote Grütze. La Rote Grütze est un dessert allemand que j’avais mangé (et apprécié) il y a fort longtemps, j’ai donc plongé dans les profondeurs de la toile et de ma bibliothèque pour trouver une recette – c’est ma bibliothèque qui a gagné ! J’ai trouvé la recette dans un livre de cuisine allemande. En gros, poids égal de cerises, de groseilles et de framboises, on porte à ébullition avec du sucre, on passe au tamis, on ajoute de la maïzena et on cuit 5 minutes, puis on laisse refroidir et on sert avec de la crème anglaise ou de la crème acidulée (j’ai choisi la deuxième solution). C’était délicieux !

Dimanche soir, pour faire léger après les agapes de midi, j’ai fait des fusilli au coulis de tomate crue – une recette tirée du livre Joyeuses Pâtes de Macha Méril, que je fais de tête maintenant : des belles tomates mûres et charnues parées (mais pas pelées ni mondées), de l’ail, du basilic, de l’huile d’olive, on passe le tout au blender et on obtient un coulis parfumé et tout à fait exquis.

Lundi soir, une écrasée de pommes de terres méditerranéenne et une salade verte. J’ai omis les olives (un de mes fils ne les aimant pas), utilisé (au bonheur de mes armoires) en partie des tomates séchées “sèches” que j’ai réhydratées et en partie des tomates séchées sous huile, et ajouté quelques tomates cerises. Très réussi, je retiens ! Et joliment coloré (les petits points noirs sont des grains de sel volcanique) :

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Mardi soir, des gros artichauts bretons avec une sauce mousseline (c’est-à-dire une mayonnaise à laquelle on incorpore du blanc d’œuf en neige à la fin), du jambon cru et de l’Obatzda, pour rester dans la cuisine allemande. L’Obatzda est une concoction très addictive que l’on mange dans les Biergärten en Allemagne du sud, faite de camembert doux écrasé avec du beurre, un peu de bière, du paprika et de l’oignon haché (à incorporer à la fin pour ne pas le rendre amer). Délicieux sur du bon pain !

Mercredi soir, un gâteau d’aubergines libanais, tiré du livre “Cuisine libanaise”. C’était excellent, très savoureux et il n’en est pas resté une miette. J’ai utilisé, comme j’en ai l’habitude, la technique de précuisson des aubergines que je décris dans ma recette de pizza aux aubergines et au chèvre frais, et qui assure des aubergines bien moelleuses et peu grasses.

J’avais trouvé des queues de cigale de mer surgelées qui m’avaient intriguée, et donc, jeudi soir, j’ai fait des queues de cigale au grill (juste marinées une petite heure dans de l’huile d’olive et du jus de citron), que j’ai servies avec des haricots borlotti tièdes à l’ail et à l’huile d’olive (vous remarquerez que je suis une grande amoureuse de l’huile d’olive, c’est le corps gras que j’utilise 90% du temps). On aurait un peu dit de la langouste, en un petit peu moins savoureux peut-être, mais pas mal du tout. La prochaine fois, je ferai des pâtes aux cigales de mer, à la tomate fraîche et au piment, ça devrait être intéressant.

Et vendredi soir, nous sommes allés manger au Discovery. Il s’agit d’un nouveau restaurant d’hôtel, dans un coin un peu désertique de Crissier, que nous avions déjà testé un samedi midi. Malheureusement, les samedis et dimanches à midi, ils ont pour seule proposition un menu, avec comme entrée un petit buffet de salades mignon mais pas transcendant, puis un choix entre deux plats, puis un buffet de mini-desserts délicieux. Comme nous avions – hormis l’entrée – très bien mangé mais que nous avions trouvé frustrant de ne pas pouvoir taper dans la carte qui est très alléchante, nous avons décidé d’y retourner un soir. Et avec raison : nous y avons dégusté un excellent carpaccio de veau aux olives taggiasche et chips de Parmesan, puis un filet de bar à l’écume de coriandre tout à fait délectable, sur une très belle terrasse (peut-être un peu trop exposée au soleil rasant du soir, les parasols ne s’inclinant visiblement pas). A refaire !

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