Mais qui a volé le printemps pendant mon absence ?! Je reviens et voilà que tout est gris et froid… Brrrr. Heureusement, je retrouve ma bien-aimée cuisine, et les produits de printemps sont toujours là !

Samedi soir, pour compenser une semaine d’excellents restaurants français, j’avais envie de faire léger, et exotique. De plus, il fallait faire avec les moyens du bord, puisque nous sommes rentrés en fin d’après-midi. Nous avions fait des courses en rentrant, et puis il y a toujours le contenu des armoires et du congélateur… J’ai donc fait une simple soupe thaïlandaise aux crevettes, nouilles et lait de coco. Je n’avais ni carottes, ni petits pois ni coriandre, elle n’en fut pas moins excellente !

Dimanche midi, pure flemme, envie de se lever tard… On m’avait dit beaucoup de bien du tartare du restaurant La Treille à Prilly. Je dois avouer avoir été un peu déçue : certes, il est préparé à table, et il est tout sauf mauvais, mais franchement, pas de quoi écrire à sa mère…. Et l’ambiance est un peu tristounette  dans ce restaurant.

Dimanche soir, j’ai commencé à utiliser les trésors que nous avions achetés sur la route du retour, dans un magasin à Tullins très bien fourni en légumes et qui recélait une merveilleuse boucherie à la coupe. J’y avais acheté, entre autres, une pintade farcie que j’ai faite en cocotte et qui était à se lécher les babines. Je l’ai accompagnée de petits légumes (asperges violettes, courgettes, oignons nouveau, fenouil) achetés au même endroit, coupés fins à la mandoline et poêlés croquants à l’huile d’olive, c’était juste parfait.

Lundi soir, suite des merveilles de la boucherie : une belle et épaisse côte de bœuf pour quatre, poêlée (passage à feu fort de chaque côté pour bien brunir la viande, puis cuisson à feu doux 10 minutes de chaque côté, repos de 10 minutes sous alu, c’était parfait, juste bien saignant), avec des jolies pommes de terre nouvelles entières rôties au four et une salade verte. La viande était vraiment d’une qualité exceptionnelle !

Mardi soir, en provenance de la même boucherie, d’excellentes saucisses grillées (chorizos frais et chipolatas), avec des côtes de bettes à l’italienne (coupées fin – y compris le vert – puis poêlées doucement jusqu’à tendreté, et arrosées, quand elles sont tièdes, de jus de citron et huile d’olive). Je vous rassure, je n’ai pas fait de grillades à l’extérieur (il faisait dans les 12°….), j’ai simplement utilisé ma poêle-grill.

Mercredi soir, avec le Kenwood Cooking Chef qui est une aide précieuse pour ce genre de plat, j’ai servi des œufs brouillés aux poivrons friarelli et tomates cerises. Malheureusement, d’une part j’ai laissé les œufs cuire trop longtemps, d’autre part les tomates avaient peu de goût. Le tout est de ma faute, ça m’apprendra à surveiller mes cuissons, à ne pas jouer à Duel Quiz pendant que les oeufs cuisent et à ne pas me faire tenter par des tomates, même du pays, fin avril…

Jeudi soir, grande salade verte, asperges vertes, chèvre frais, avec pain grillé et petits chèvres mi-secs grillés, et une vinaigrette au jus de yuzu. C’est simple, c’est plus de la cuisine d’assemblage qu’autre chose, mais c’est délicieux. Et l’ajout de jus de yuzu dans la vinaigrette (en dernière minute, à la vue de la petite bouteille entamée de jus de yuzu dans le frigo) s’est révélé être une très bonne idée, il apporte vraiment quelque chose, une sorte de fraîcheur acidulée très agréable.

Et vendredi soir, avec une invitée : en entrée, des verrines de cervelles de canut (selon la recette de Ducasse), pain grillé et salade verte, puis du quasi de veau au vin blanc, accompagné de pommes de terre nouvelles et asperges vertes (cuits dans la même cocotte), et enfin une tarte aux pommes et au salidou.

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