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Pour moi, la fin du mois de février annonce déjà l’arrivée du printemps, même si je sais que c’est un peu ce qu’en anglais on appelle du wishful thinking, prendre ses désirs pour des réalités…

Samedi soir, nous avons fait une belle découverte : “Les Saisons“, restaurant de cuisine française gastronomique, qui est le restaurant du Grand Hôtel du Lac à Vevey. J’en avais lu du bien, et comme j’avais un anniversaire à fêter (très en retard), nous y avons réservé une table.
Il y a deux parties à ce restaurant : la véranda, qui propose un menu non pas bon marché mais disons raisonnable pour une cuisine très sophistiquée, et le restaurant, qui nous avions choisi pour la circonstance et qui joue dans la catégorie au dessus.
Première surprise : c’était pratiquement vide. Au restaurant, en ce samedi soir, nous étions deux tables de deux ! A la véranda, il m’a semblé voir 5 tables de deux occupées.
Deuxième surprise : c’est splendidement bon ! Nous avons pris le grand menu (la carte du restaurant se compose de deux menus, mais si on le souhaite on peut prendre n’importe quel plat des menus à la carte), et nous nous sommes vraiment régalés ! Mais alors, pourquoi diable est-ce vide ? Mystère… Ce qui est sûr, c’est que nous y reviendrons. J’ai bien envie de tester la véranda.

Dimanche midi, une de mes recettes de paresseuse du dimanche matin : des fusilli sauce tomate et chèvre – oignon et ail hachés revenus dans un peu d’huile, coulis de tomates, on laisse mijoter, en fin de cuisson on incorpore un fromage de chèvre frais. Miam.

Dimanche soir, j’ai testé une des innombrables variantes du tartare, et fait un tartare de bœuf au Parmesan et basilic. Bœuf (haché moi-même, vive le Kenwood cooking Chef et son vrai hachoir à viande), oignon frais, jus de citron dans lequel j’ai fait mariner de l’ail écrasé, basilic haché, Parmesan râpé. C’était excellent ! Avec cela, une salade de petits artichauts (dûment parés et juste ébouillantés pendant 3 minutes), et diverses sortes de chips – des chips de patate douce, des chips de plantain à l’ail, et des chips classiques sel et vinaigre. J’aime bien l’alliance des chips avec le tartare, et chez moi, comme je ne fais pas de friture, ça remplace les frites.

Lundi soir, j’ai continué à exploiter le livre que j’avais sorti la semaine passée et fait de l’émincé de poulet façon steakhouse japonaise, avec du riz complet. Le poulet était bon mais pas inoubliable, et décidément, je n’aime pas beaucoup le riz complet…

Mardi soir, un riz chasse l’autre…. J’ai fait, sur l’idée de mon compagnon, un risotto aux poivrons et à la saucisse, pour lequel j’ai utilisé de la saucisse à rôtir (pour les Français : la saucisse à rôtir est une saucisse de porc au mètre, qui ressemble assez à la saucisse de Toulouse) coupée en grosses rondelles, et du bouillon de bœuf maison que j’avais au congélateur. C’était très bon, et ça m’a donné envie de refaire le même plat en remplaçant la saucisse à rôtir par du chorizo.

Mercredi soir, pour se réchauffer le cœur et le corps, quoi de mieux qu’une belle potée de pois chiches ? D’autant plus que j’avais au congélateur un assortiment de viandes restées d’une potée au lentilles dont j’avais parlé dans un précédent billet… Donc pois chiches, carottes, oignons, viandes fumées et salées diverses et variées, et le piment sur la table, le bonheur culinaire peut être très simple et très bon marché !

Jeudi soir, encore une recette du livre de Raichlen : du bœuf à la cardamome, aux oignons caramélisés et au yaourt, vraiment délicieux – on sentait bien la cardamome sans que le goût soit trop fort. Pour aller avec le bœuf, des épinards pour lesquels je me suis librement inspirée de cette recette (mais j’ai utilisé des épinards en branches surgelés, et j’y ai été à vue de nez pour les quantités), très réussis (le vinaigre de riz est une excellente addition à laquelle je n’aurais pas pensé toute seule !).

Vendredi soir, comme j’avais d’énormes restes d’un repas de midi pour 3 personnes pris à l’emporter chez Xu, eh bien je les ai servis pour nous quatre (c’est vous dire si les portions sont gigantesques). De l’agneau aux poireaux, de l’agneau au cumin, un peu de riz, et une surprenante et délicieuse salade de concombre pleine d’ail. Pour compléter, une salade verte, un chorizo frais découpé en rondelles et passé à la poêle, et un peu de fromage. J’étais passée chez Manor et j’y avais trouvé deux fromages tessinois que je ne connaissais pas, le San Gottardo et l’Airolo, qui apparemment viennent de la même fromagerie, le Caseificio del San Gottardo à Airolo. Ce sont deux fromages à pâte pressée, qui se ressemblent assez, l’un étant un peu plus salé que l’autre (honte à moi, je ne sais plus lequel !).

A la semaine prochaine, pour un très timide début de printemps…

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