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Samedi soir, nous avions rendez-vous avec des amis à la Clef d’Or, à Bursinel, où j’avais réservé depuis plusieurs semaines. Nous sommes arrivés (heureusement !) avant eux – c’était fermé… Je ne saurai jamais ce qui s’est passé, sur leur site il n’y a aucune mention de cette fermeture, dans la devanture il y avait un panneau « Fermé du 15 décembre au 22 janvier ». Dommage, j’aime beaucoup ce restaurant, qui fait une excellente cuisine du Sud-Ouest de la France. Et puis un samedi soir juste avant Noël, à 20h, que faire ? Pas évident de trouver un bon bistrot avec une table libre… Heureusement nous avons pensé au Serpolet, à Tartegnin, où nous n’étions pas retournés depuis longtemps, et qui sert de bonnes choses pas compliquées mais très bien faites. Et coup de chance, j’ai appelé, ils avaient une table libre pour 4… Un coup de fil à nos amis et 20 minutes plus tard, nous y voilà attablés. Terrine du chef (et vraiment du chef, pas achetée, ça se sentait) en entrée, puis cailles au foie gras et petits légumes, le tout arrosé de vin de la commune et de bonne compagnie, c’était parfait !

Dimanche midi, rôti de bœuf en croûte de sel (recette découpée il y a des lustres dans je ne sais plus quel magazine et collée dans un classeur, j’en ai des centaines comme ça…), accompagné d’épinards en branches au St-Moret. Le rôti était bon mais un peu surcuit, les épinards délicieux (même si c’est un peu le niveau zéro de la cuisine : décongeler les épinards, bien les presser, les réchauffer, ajouter le St-Moret, laisser fondre en mélangeant bien…).

Dimanche soir, comme il me restait un paquet de lasagnes fraîches extra-fines au congélateur, j’ai fait des lasagnes aux légumes (aubergines et poivrons, oui je sais ce n’est pas du tout la saison, mais une à deux fois par hiver je craque sur des légumes d’été, que voulez-vous, l’envie de soleil et de chaleur !), et au chèvre frais (aussi une recette découpée), qui étaient très fondantes et réussies.

Lundi midi (puisque nous étions en vacances, j’ai cuisiné aussi à midi cette semaine), j’ai fait un simple repas de harengs en bocal d’Ikea (4 sortes – je vous recommande particulièrement ceux à la moutarde, mais franchement ils sont tous bons), accompagnés de pommes de terre bouillies et de bâtonnets de concombre cru.

Lundi soir, nous sommes allés boire du vin chaud et faire les magasins de Lausanne pendant les nocturnes de Noël, avant d’aller manger au Java. Cuisine un peu fusion, pas mal faite mais avec peut-être un petit manque de saveurs affirmées. Ma galantine de volaille était bien exécutée mais un peu fade, et mon tartare « à la mexicaine » était bon, mais je n’y ai pas senti les haricots rouges, le piment et le guacamole qui étaient censés en faire partie.

Mardi midi, il fallait faire simple en prévision du soir. Œufs au plat, et chou romanesco sauté aux pignons. Le romanesco, tout comme les brocolis, demande une cuisson très courte, 3 minutes de blanchissage puis quelques minutes à la poêle et il est parfait, quand on le cuit trop longtemps il prend ce goût de vieux chou que je déteste.

Mardi soir, eh bien c’était la veille de Noël, la date à laquelle on a toujours fait « le » bon repas dans ma famille. J’ai donc mis les petits plats dans les grands, et fait des bricks de foie gras en entrée, fort réussis (le foie gras chaud est vite écoeurant, mais cette recette évite tout à fait cet écueil), accompagnés d’une confiture d’oignons, ainsi que des rouleaux de saumon au fromage frais pour mes fils, non-amateurs de foie gras, tout cela accompagné d’une salade de mesclun. En plat, j’ai mis au point une recette de risotto aux coquilles saint-Jacques dont je suis fort contente (et une fois n’est pas coutume, vous en trouverez la recette ici sur ce blog), et en dessert, roulement de tambour, j’ai fait ma première bûche ! C’était une bûche aux poires et au caramel beurre salé. J’étais ravie, elle était délicieuse (les petits morceaux de poire et la composition de la crème faisaient qu’elle n’était, là non plus, pas du tout écoeurante) et superbe, regardez :

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Mercredi midi, j’ai recyclé les restes de risotto. Après bien des essais au fil des ans, mon opinion est formée : les restes de risotto, ça ne se réchauffe pas tels quels, ça se  re-cuisine. On peut en faire soit des arancini (mais comme je n’ai pas de friteuse, je passe mon tour), soit du gratin, soit une galette croustillante (à la poêle). C’est cette dernière option que j’ai choisie, et accompagnée d’une salade verte.

Mercredi soir, nous étions invités dans ma belle-famille, j’ai donc mis les pieds sous la table et je me suis laissée servir, c’était bien agréable.

Jeudi midi, j’ai sorti un paquet de tagliolinis ramené d’Italie il y a quelques temps, et pour la sauce, j’ai emballé une boite de vacherin (ouverte) d’alu, piqué le fromage d’ail, arrosé d’un soupçon de vin blanc, et passé 20 minutes au four (ce que l’on appelle une boîte chaude dans le Jura). Il suffit ensuite de verser le fromage sur les pâtes cuites, et de servir. Ce n’est pas franchement léger, mais c’est délicieux !

Jeudi soir, histoire de se calmer un peu après toutes ces agapes, des sushis… J’ai un livre de cuisine Japonaise appelé « A Taste of Japan » qui donne une excellente de recette de sushis en « do it yourself » : il faut faire le riz (et la recette donne un excellent résultat), l’omelette japonaise, couper du concombre, de l’avocat, diviser des feuilles de nori en quatre, cuire des shiitakés dans du bouillon, cuire des crevettes, découper du poisson cru (là j’ai fait simple, saumon et thon), et servir le tout sur la table. Chacun assemble ses sushis à son gré, l’auteur indique que c’est souvent comme ça que les Japonais mangent les sushis à la maison. Il faut quand même, pour 4 personnes, compter 2 heures de travail pour une novice en cuisine Japonaise comme moi, et je suis sûre que je ferais frémir n’importe quel expert en sushis par ma manière de découper le poisson, mais le résultat est franchement bon, assez pour que mon fils aîné me le réclame chaque année en repas d’anniversaire depuis au moins 5 ans.

Vendredi nous sommes partis en vadrouille, visiter la toute nouvelle Fondation Pierre Arnaud, qui vient d’ouvrir à Lens, en dessous de Crans-Montana. L’exposition actuelle (sur le divisionnisme) nous a beaucoup plu, et nous avons très bien mangé dans le restaurant du musée, l’Indigo : feuilleté de ris de veau, puis daurade aux petits légumes (cuisson parfaite du poisson, avec une peau croustillante). En rentrant, nous nous sommes arrêtés à Sierre dans le magasin de Provins, et en sommes repartis avec un échantillonnage de leur production : 18 bouteilles différentes !

Et vendredi soir je n’ai pas cuisiné, j’ai déballé… Des fromages du marché (brebis frais au piment d’espelette, Délice de Pommard, Maréchal, mimolette, je ne sais plus quelle pâte molle à la truffe, Manchego), du chorizo et des fruits (pommes, poires, kakis vanille, raisins).

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